Accueil Date de création : 08/08/07 Dernière mise à jour : 26/02/08 20:32 / 16 articles publiés
 

Les Corbeaux Blancs

Les Corbeaux Blancs (Informations diverses)  (Les Corbeaux Blancs) posté le samedi 25 août 2007 22:18

A lire uniquement après avoir lu les 6 premiers chapitres

Celes : Être maléfique. Elle acquit le pouvoir pour la première fois en 1600 à la fin de la bataille de Sekigahara en tuant le vainqueur de cette bataille : Tokugawa. Elle imposa sa force à l’aide de ses fidèles serviteurs, les 15 Généraux. Vers l’an 1616, elle tombe éperdument amoureuse d’un homme qui la tuera sans regret. Une aire pacifique s’en suivit.

Raven : Le chef des 15 Généraux. Raven signifie Corbeau en anglais. Il perdit sa famille pendant la bataille de Sekigahara, tuée par la lame de Tokugawa en personne. Vouant une haine sans pareil à cet homme lorsque la belle Celes le tua sans pitié, il se vouera à elle corps et âme jusqu’en devenir inhumain.

Ben : Jeune adolescent ayant été enlevé dès son plus jeune âge par Celes. Celle-ci l’a élevé comme son propre fils mais le manipule également comme un pantin afin d’en faire son meilleur samurai. A seulement 16 ans, il manie le sabre mieux que personne et espère un jour voir sa mère reprendre le pouvoir.

Désastre : Jeune homme descendant de l’assassin de Celes. Il voue un véritable culte pour le mal et la belle Celes qu’il l’appelle sa reine. Honteux de ces origines il s’est enfui de son village à seulement 15 ans. Pour survivre il dût apprendre à se défendre et c’est ainsi qu’il maîtrise parfaitement son art.

Les Corbeaux Noirs : Organisation semant la terreur sous le règne de Celes. A sa tête : Raven. Elle porte ce nom car selon la légende un corbeau noir survolait le champ de bataille quand Celes donna le coup de grâce à Tokugawa et dont une plume s’échappa pour se poser sur le cadavre de l’empereur vaincu.

Les Corbeaux Blancs : Organisation s’ayant révolté contre les Corbeaux Noirs. A sa tête : l’ascendant de Désastre (on ne connaît pas son nom). Appelé ainsi pour montrer sa pureté ainsi que leur opinion. Ils vainquirent grâce à leur chef qui tua Celes. Depuis lors, cet homme avait disparu et n’on entendit plus jamais parler des Corbeaux Blancs.

Uri : Petit village du nord de la région du Kantô au japon. Ben y est né. C’est le village le plus proche du repaire actuel de Celes.

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Les Corbeaux Blancs (0)  (Les Corbeaux Blancs) posté le lundi 27 août 2007 00:00

Prologue.

Cette histoire se passe en l’an 1845. Il est 23h du soir. Il fait froid, nous sommes en plein mois de janvier et la neige tombe sur les toits de la petite ville de Uri dans le Kanto au Japon. Dans ce village, les habitants étaient heureux. Il faisait bon vivre dans ce petit village. Chaque hiver, les enfants se régalaient de pouvoir se rouler dans la poudreuse ou faire des batailles de boules de neige. A l’opposé, en été, il faisait chaud, mais pas trop, juste ce qu’il fallait pour être bien et se laisser aller, allonger dans l’herbe. Le printemps était sans doute, la saison préférée des villageois. Ni trop chaud, ni trop froid, et cette petite brise qui souffle de temps en temps qui vient rafraîchir les mollets. Uri n’était pas bien grand si l’on comptait ses habitants pourtant elle occupait une grand surface. En réalité, la majorité des gens étaient fermiers et possédaient un terrain dont ils s’occupaient pour nourrir le village. Ce petit village était bien organisé. Quelqu’un était chargé de produire du blé, et un autre du maïs. D’autres s’occupaient d’élever les cochons ou les vaches. Puis ils y avaient ceux qui s’occupaient de moudre le blé pour en faire de la farine, qui sera vendu au boulanger. Tout se passait bien, il n’y avait aucun conflit et tout le monde s’appréciait. Tous les soirs, après une dure journée de labeur, les hommes se retrouvaient au bar et discutaient de bière et des femmes. Tandis que les femmes, elles, se regroupaient chez l'une d'elles et se racontaient les derniers potins. Et tous les jours, c'était la même rengaine. Pourtant, ce soir-là, tout bascula. L'un des éleveurs de moutons se précipita dans le bar, complètement paniqué. Ayant du mal à respirer, il avait du mal à s'exprimer et bégayait un peu.

_ Hen... un monstre.. J’ai vu... un monstre dit-il.
_ Calme-toi mon ami, lui répondit le docteur. Respire un bon coup, explique-nous ce qui se passe.
Respirant une grande bouffée d’air, il se calma enfin et parvint à parler correctement.
_ J’ai vu un monstre. Mes moutons sont morts. Tous, il n’en reste pas un seul. Ils sont tous morts. Si vous allez voir mon pré, vous ne verrez qu’une marre de sang dans lequel baignent mes moutons égorgés. Je suis fini. Nous sommes tous finis...
_ Mais... Mais, as-tu bien vu ce monstre Edward ?
_ Oh! Oui, on aurait dit un chien enragé. Je l’ai surpris en train de tuer mon dernier mouton. Il avait ses crocs acérés plantés dans son cou. Et un filet de sang s’écoulait sur sa laine blanche... Une scène vraiment horrible je vous l’assure. Puis il m’a vu, c’est alors qu’il s’est enfui.
_ Par où ? Sortez vos fusils, nous allons partir à sa recherche avant qu’il n’y ait d’autres victimes.
_ Il est parti vers le nord, mais je pense que maintenant il est trop tard... Il faudra attendre qu’il revienne.

 Après ces intenses émotions, chacun rentra chez lui. Le lendemain, tout le monde était au courant, les femmes et les enfants aussi. A partir de ce jour, plus personne ne sortait la nuit de crainte de tomber sur cette bête. Seuls quelques érudits occupaient encore le bar jusqu’à tard le soir, noyant leur inquiétude dans la bière.

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Les Corbeaux Blancs (1)  (Les Corbeaux Blancs) posté le lundi 27 août 2007 00:06

1.

Le lendemain du drame, dès le lever du soleil, tous les hommes plutôt que de s’afférer à leur travail, épaulèrent leur fusil et partirent à la recherche de la monstrueuse bête dévoreuse de moutons. Ils cherchèrent tant bien que mal dans les hautes plaines et dans le bois avoisinant mais trouvèrent que de petits animaux sauvages inoffensifs.

_ Arrêtons pour ce matin et allons plutôt manger. Cela fait déjà 5h que nous cherchons et nous n’avons rien trouvé. Nous perdons notre temps, dit l’un des fermiers.
_ Oui, il a raison, rentrons, répondit un autre. Nos femmes nous attendant pour le déjeuner.
_ Vous ne voulez donc pas sauver vos animaux ? Scanda Edward. Vous ne souhaitez pas sauver vos familles ? Je l’ai vu de mes propres yeux. Il était immense ! Nous sommes tous en danger.
_ Oui mais tu vois bien que nous ne le trouverons pas en pleine journée, dit le premier.
_ Et alors ? Vos estomacs sont plus importants que vos femmes et vos enfants ?
_ Bien sur que non Edward, mais nous n’arriverons à rien maintenant. Il faut rentrer.
_ Faîtes comme vous voulez, moi je continue de chercher.
_ Tu es fou, tout seul tu ne parviendras pas à l’abattre s’il est si grand que tu le dis.
_ J’ai un fusil, j’y arriverai. Il paiera pour ce qu’il a fait à mes moutons.
_ C’est beaucoup trop dangereux, rentre avec nous Edward.
_ Il est hors de question que j’arrête maintenant. Il faut sauver notre village de la catastrophe. Qui sait à qui s’attaquera-t-il cette nuit ? Peut-être à tes cochons Charles ! Ou peut-être tes vaches Rob. Ou même pire ! Nous...
_ Tu es devenu fou Ed. Jamais il ne s’attaquera à nous. Il ne cherche qu’à se nourrir.
_ Justement... Nous serions un repas très apetissant pour un monstre affamé. Faîtes ce que vous voulez, moi j’y vais.
_ Soit …

Finalement, tout le monde suivit Edward. Tout le village était solidaire et se soutenait les uns les autres. Ils s’éloignèrent un peu plus du village s’enfonçant dans la sombre forêt. Bien que le soleil était à son zénith, les rayons ne transperçaient pas les hautes cimes des arbres. Ils étaient difficile de s’avancer dans le bois sans en sortir avec quelques accrocs à son pantalon. De nombreuses ronces parsemaient les chemins empêchant les fermiers de s’aventurer davantage. Ils décidèrent alors de faire demi-tour et de rentrer au village.

***

Quelque part ailleurs, dans le village, les femmes et les enfants s’inquiétaient de ne pas voir rentrer leurs maris pour le déjeuner. Etaient-ils toujours en vie ? Avaient-ils tué la bête ? Personne ne savait. Le fils d’Edward guettait à la fenêtre leur arrivée quand il s’écria :

 _ Les voilà, maman les voilà !! Ils arrivent.
_ Enfin, je m’inquiétais...
_ On dirait qu’ils ont capturer la bête maman.
_ C’est vrai ? Je l’espère. Nous pourrons enfin continuer à vivre sereinement.
_ Oui maman, ne t’inquiète pas. Papa et les autres sont forts, ils ont forcément réussi.
_ Oui mais tu as entendu ce qu’il a dit... Et puis tu as bien vu tous nos moutons !? !
_ Je sais maman, mais il faut avoir confiance en papa.
_ Oui mon chéri, j’ai confiance en lui.

Les fermiers marchaient en direction des maisons, d’un pas lent. Ils traînaient derrière eux un cadavre poussiéreux d’une immense bête noire, aux dents pointues et aux griffes acérées. On pouvait également voir, l’un des fermiers supporté par deux autres. Il semblait gravement blessé. Il fut emmené directement chez le médecin qui examina la blessure. La bête qui venait de ramener s’était attaquer à lui et l’avait mordu à l’épaule. Rob avait déjà perdu beaucoup de sang sur le chemin, et ses heures étaient comptées. Le médecin s’occupa immédiatement de penser la plaie et d’arrêter l’hémorragie. Tout le monde qui avait remarqué leur arrivée, s’empressa de sortir voir ce qui se passait. La femme du blessée, affolé se précipita au côté de son mari. Celui-ci transpirait à grosse goutte, il était fiévreux. Sa femme pris sa main et lui parla doucement. Les autres hommes se retirèrent alors pour les laisser seul. Peut-être était-ce là leur dernier moment ensemble...

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Les Corbeaux Blancs (2)  (Les Corbeaux Blancs) posté le lundi 27 août 2007 00:08

2.

Tout le monde s’était rassemblé dans la salle du conseil, où d’ordinaire ils ne venaient ici que pour se réunir et discuter des grandes décisions. Etant tous inquiets, un silence de mort régnait dans la salle. La tension était telle qu’elle en devenait presque palpable. Soudain, Charles se leva et rompit le silence :

- J’en peux plus d’attendre, je vais voir...
- Non, n’y va pas dit Edward. Il faut les laisser tranquille. Imagine que ce sont peut-être leurs derniers instants tous les deux... Moi aussi, et tout le monde aussi veut savoir. Mais nous ne pouvons pas les interrompre. Il faut attendre... Je sais que c’est difficile, mais il le faut.

 Charles se rassis, en faisant la grimace. Bien que son vieil ami ait raison, il lui était difficile de l’admettre. Edward et lui avaient toujours vécu dans cette petite ville de Uri. Ils avaient d’ailleurs grandi ensemble et avaient fréquenté les mêmes bancs d’école. Depuis toujours, ils avaient travaillé ensemble mais il y a de ça quelques années déjà, une violente dispute les avaient séparés. Ils ne se parlèrent plus pendant près de 3 ans. Durant cette période, leurs propres enfants se livrèrent à une guerre éternelle. Et malgré que les deux hommes se soient réconciliés, il restait encore un peu d’amertume dans leur cœur. Chacun ne voulant pas admettre ses tords. Depuis leur réconciliation, leurs fils, eux continuaient de se haïr ne se préoccupant plus des histoires d’adultes et ayant finis par se détester radicalement. Pourtant, quand leurs parents étaient encore les meilleurs amis du monde, les deux jeunes garçons qui n’étaient encore que de petits gamins, s’amusaient ensemble. La dispute d’Edward et Charles fut la dernière du village, excepté celle de leurs propres enfants. C’est depuis cette longue querelle, que le village décida d’instaurer un conseil qui permettrait de régler les conflits. Mais celui-ci avait échoué pour les deux adolescents.

 - Tout ça c’est de la faute de ce vieux boiteux d’Edward ! Dit John, le fils de Charles.
- Ne parle pas comme ça de mon père ou je te casse la figure. Répliqua le fils d’Edward.
- Bah viens monsieur le poltron, allez viens ; je t’attends Willy. Viens te battre si tu es un homme.

 Willy se leva brusquement et se jeta sur son ennemi juré. Surpris par cette scène, les femmes furent choquées d’une telle violence au sein de la salle du conseil. Ce n’est qu’après quelques minutes que les deux garçons furent séparés tant bien que mal par leur père. Tandis que John semblait intact, un mince filet de sang coulait du nez de Willy qui avait reçu un coup en plein dedans. C’est à ce moment-là que la femme de Rob entra dans la pièce. Tous se retournèrent vers elle, la regardant avec inquiétude. Il va s’en sortir, dit-elle. Tout le monde fut soulagé d’apprendre la nouvelle. Helen expliqua alors que malgré ses blessures, le médecin avait réussi à le sortir d’une mort presque certaine. Cependant, il était encore très faible et avait besoin de beaucoup de repos. Ceci préjudicierait sur son travail, mais dans un élan de solidarité tous proposèrent de les aider. Chacun considérant que les événements qui étaient arrivés aurait pu tomber sur n’importe qui. Finalement, ils voulurent rendre visite à leur ami blessé mais Helen les en empêcha leur disant qu’il était encore trop faible.

 ***

Ils sortirent de la salle et allèrent retrouver le cadavre de la bête. Elle ressemblait en tout point de vue à un énorme chien sauvage. Son pelage était aussi noir que le charbon et sa gueule refoulait une odeur de chair mêlée à du sang... Celui de Rob bien entendu et des moutons. Ils traînèrent la bête jusqu’à la place, d’un accord commun, ils avaient décidé de la brûler. Ils entreprirent de former une sorte de bûcher. Ceci finit, ils placèrent la bête à son sommet, et mirent le feu au bûcher. La bête se consuma lentement laissant échapper des traînées de fumée noire et une odeur nauséabonde. Quand le feu s’éteignit, quelques heures plus tard, il ne restait qu’un tas de cendre chaude fumant encore. Ils nettoyèrent le tout et vaquèrent à leurs occupations. Le soir venant, les hommes se retrouvèrent comme à l’accoutumé au bar. Ils discutèrent un temps des sujets habituels jusqu’à ce que l’un d’eux ouvrit le sujet des évènements récents. La discussion tourna autour de la bête puis de Rob. Chacun espérant qu’il reviendrait au bar bientôt avec eux, frais comme un bébé. Le médecin avait avoué que la cicatrisation de la plaie pourrait prendre du temps, bien plus qu’on ne l’imaginait. C’est à dire que le monstre ne l’avait pas raté. Ces crocs s’étaient bien enfoncés profondément. Sans doute, Rob gardera-t-il la marque de cette lutte jusqu’à la fin de ces jours... Tandis qu’ils buvaient tous à sa santé, un cri déchirant les fit sursautés. Ils sortirent tous en trombe du bar et virent avec stupeur, toute une meute... Les chiens sauvages venaient venger leur frère...
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Les Corbeaux Blancs (3)  (Les Corbeaux Blancs) posté le lundi 27 août 2007 00:09

3.

Ils étaient au moins une dizaine, peut-être même plus. Ils étaient là, rodant dans la ville, menaçant les villageois de leurs longues dents pointues, prêt à se jeter sur eux. Toutes les lumières des maisons s’étaient allumées. Une jeune femme et un petit enfant gisaient sur le sol, inconscients, à côté d’un pot en terre remplie d’eau qui s’était fracassé contre le sol lors de la chute, répandant tout son liquide. Un des chiens s’approcha lentement de la jeune femme, tout en se léchant les babines. On aurait dit qu’il était le chef de la meute, les autres chiens eux aboyaient et hurlaient sans cesse, se jetant parfois violemment sur les portes les griffant profondément. Une angoisse se propageait dans l’air. Personne ne savait quoi faire, et tout le monde assistait à ce spectacle sans rien faire. La bête se rapprocha davantage encore. C’est alors qu’elle s’empara de l’enfant à la manière d’un tigre qui prend dans sa gueule sa progéniture. Puis ils s’enfuirent tous. Tout le monde était choqué et n’avait rien pu faire. Personne ne s’attendait à ce que l’un d’eux prenne un enfant. Ils étaient tous désemparés. Ce n’est qu’après quelques minutes que certains hommes se décidèrent enfin à aller à la rescousse du petit garçon. Tandis que les autres vinrent secourir la jeune femme toujours inconsciente. Une folle poursuite s’en suivit. Les hommes suivaient les chiens mais ils allaient trop vite et les semairent petit à petit.

***

Plus loin dans la foret, le petit Ben, paniqué et ballotté dans tous les sens avait perdu connaissance. Les chiens l’emmenèrent toujours plus profondément dans la forêt, dans les recoins les plus reculés du bois. Soudain, ils arrivèrent dans une clairière. Une petite maisonnette se dressait en plein milieu accompagné d’un enclos vide et ouvert. Des paillasses étaient éparpillées au sein de l’enclos. Les chiens déposèrent l’enfant devant la porte. Le petit garçon n’était âgé que d’un an. Il ne savait qu’à peine marcher, et ne parlait presque pas. Il était encore blond, et n’avait pas beaucoup de cheveux sur le crâne. Il était tellement mignon dans sa petite salopette bleue que personne au monde n’aurait voulu lui faire de mal. De l’autre côté, les chiens s’étaient installés dans l’enclos sur les paillasses. Apparemment, il s’agissait de leur couche, et devaient habiter ici. Soudain, alerté par le bruit, la porte s’ouvrit. Une jeune femme d’une beauté exceptionnelle apparut sur le seuil. Elle était grande et fine. D’une beauté sans égale, sa peau rayonnait et ses yeux d’un bleu aussi profond que l’océan brillaient de mille feux. Ses longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules dénudées et continuaient jusqu’à souligner sa taille parfaite. D’une proportion inimaginable de la tête au pied, cet être ressemblait à une déesse. Son visage était d’une perfection, que même la plus belle femme sur terre lui jalouserait. Elle avait une bouche tout à fait délicieuse et un nez, un petit nez qui ferait fondre plus d’un homme. Et sa beauté resplendissait de plus belle au soleil.

 _ Tiens tiens, mes braves, vous êtes rentrés. Je vois que vous m’avez apporté un présent. Un petit enfant. Quelle joie ! Moi qui désirais tant en avoir un... Vous êtes bien de fidèles compagnons. Vous aviez bien compris mon désir d’être mère. Si seulement les hommes pouvaient me comprendre...

La jeune femme pris l’enfant dans ses bras et le berça quelques minutes. Celui-ci était toujours inconscient. La jeune femme rentra dans la maison et installa le bambin dans une couche déjà prête. Quelques heures plus tard, l’enfant se réveilla enfin. La jeune femme enthousiaste s’approcha de lui et le pris dans ses bras. Le petit garçon ne reconnu pas qu’elle n’était pas sa mère et s’agrippa à elle comme il l’aurait fait avec sa propre mère.

***

Au même moment en plein cœur de la forêt, l’équipe de secours décidait de rentrer. Il faisait nuit noire et on n’y voyait plus rien. Ils retournèrent donc au village, bredouille et complètement anéanti. Que diraient les autres villageois en les voyant rentrer seuls ?
Ils arrivèrent enfin en lisière de la forêt, là, un homme se postait devant eux. Il tenait dans sa main, une arme à double tranchant que personne n’avait encore jamais vu. Malgré sa petite taille, il était menaçant et quiconque aurait osé s’approcher de lui par provocation, se serait sans doute fait tuer sans aucune pitié.


_  N’espérez pas revoir l’enfant que vous avez perdu. Dit l’étranger

_ Comment ça ? Tu sais où il se trouve, dis-le-nous !!
_ Votre cause est déjà perdue. Il est déjà trop tard.
_ Pourquoi ? Que sais-tu ?
_ Il est déjà entre les mains de la pire créature qui soit...
_ ... Est-il mort ? Si tu le sais, dis-le-nous...
_ Non, il n’est pas mort. Et ne mourra sûrement jamais... Peut-être le reverrez vous un jour. Mais attendez-vous à ce qu’il soit votre ennemi. N’essayez pas de le retrouver, vous risqueriez d’y laisser votre vie. C’est un conseil que je vous donne...
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