Epilogue.
Des cris retentirent de toute part, les femmes se ruant dans leur maison appelant à s'en déchirer la mâchoire leurs enfants jouant dehors. Quelques téméraires sortirent discrètement leurs armes et tentèrent de le fusiller. Mais aucune balle n'atteint Ben qui les esquiva toute avec son sabre.
Il regarda autour de lui, on pouvait lire dans ses yeux une fureur démoniaque. Deux jeunes enfants, terrifiés, le regardaient de loin. Il sut immédiatement qui ils étaient. Son frère, qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, et sa sœur… Il les observa longuement. Il pouvait voir des larmes coulant de leurs yeux, ils pleuraient leur mère morte devant eux. Ben ressenti quelque chose au plus profond de lui-même. Sa gorge se noua, sa respiration s’intensifia. Et sans qu’il s’en rende compte, des larmes perlaient sur son visage. Désoeuvré, il lâcha son arme qui tomba par terre dans une nuée de poussière. Désemparé, ses jambes se dérobèrent sous son poids, ses genoux se plièrent et vinrent cogner le sol. Il regardait le ciel, les larmes mêlées de crasse continuant de couler sur son visage encore juvénile.
Les villageois qui regardaient la scène ne comprenaient pas ce qui se passait et restèrent passif à la vue du jeune homme en pleurs.
Alors que certains hommes tentèrent de s’approcher, la meute de loup répondant habituellement à Celes, vinrent se poster entre eux et Ben, le protégeant.
Ben n’entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne ressentait plus rien. Seul le regard de ses enfants qui venait de perdre leur mère, tout comme lui, emplissait son esprit.
Soudain, la jeune Léana se mit à crier, Willy était au prise d’un loup, sa jambe coincée entre ses crocs. Ce cri strident réveilla Ben, et le fit sortit de sa torpeur.
Il regarda à nouveau autour de lui. John tentait d’aider Willy. Il parvint à faire lâcher prise au loup qui grognait sauvagement. Willy ne sut quoi lui dire, mais on lisait dans ses yeux de la reconnaissance. Il semblerait qu’il se soit enfin réconcilier…
Ben avait regardé les deux hommes sans réagir.
Pris d’une envie folle, Ben s’empara de son katana et assena une multitude de coup plus violent les uns que les autres aux loups encore présent. Ils tombèrent les uns après les autres. Et quand il n’en resta plus un seul, Ben mis fin à ses jours.
Dans un dernier souffle, il regarda le ciel. Se demandant ce qu’il l’intriguait, les villageois en firent autant. Avec stupéfaction, tous virent alors… Un corbeau blanc.
Fin