Accueil Date de création : 08/08/07 / Dernière mise à jour : 26/02/08 20:34 / 16 articles publiés

Les Corbeaux Blancs (1) (Les Corbeaux Blancs) posté le lundi 27 août 2007 00:06

1.

Le lendemain du drame, dès le lever du soleil, tous les hommes plutôt que de s’afférer à leur travail, épaulèrent leur fusil et partirent à la recherche de la monstrueuse bête dévoreuse de moutons. Ils cherchèrent tant bien que mal dans les hautes plaines et dans le bois avoisinant mais trouvèrent que de petits animaux sauvages inoffensifs.

_ Arrêtons pour ce matin et allons plutôt manger. Cela fait déjà 5h que nous cherchons et nous n’avons rien trouvé. Nous perdons notre temps, dit l’un des fermiers.
_ Oui, il a raison, rentrons, répondit un autre. Nos femmes nous attendant pour le déjeuner.
_ Vous ne voulez donc pas sauver vos animaux ? Scanda Edward. Vous ne souhaitez pas sauver vos familles ? Je l’ai vu de mes propres yeux. Il était immense ! Nous sommes tous en danger.
_ Oui mais tu vois bien que nous ne le trouverons pas en pleine journée, dit le premier.
_ Et alors ? Vos estomacs sont plus importants que vos femmes et vos enfants ?
_ Bien sur que non Edward, mais nous n’arriverons à rien maintenant. Il faut rentrer.
_ Faîtes comme vous voulez, moi je continue de chercher.
_ Tu es fou, tout seul tu ne parviendras pas à l’abattre s’il est si grand que tu le dis.
_ J’ai un fusil, j’y arriverai. Il paiera pour ce qu’il a fait à mes moutons.
_ C’est beaucoup trop dangereux, rentre avec nous Edward.
_ Il est hors de question que j’arrête maintenant. Il faut sauver notre village de la catastrophe. Qui sait à qui s’attaquera-t-il cette nuit ? Peut-être à tes cochons Charles ! Ou peut-être tes vaches Rob. Ou même pire ! Nous...
_ Tu es devenu fou Ed. Jamais il ne s’attaquera à nous. Il ne cherche qu’à se nourrir.
_ Justement... Nous serions un repas très apetissant pour un monstre affamé. Faîtes ce que vous voulez, moi j’y vais.
_ Soit …

Finalement, tout le monde suivit Edward. Tout le village était solidaire et se soutenait les uns les autres. Ils s’éloignèrent un peu plus du village s’enfonçant dans la sombre forêt. Bien que le soleil était à son zénith, les rayons ne transperçaient pas les hautes cimes des arbres. Ils étaient difficile de s’avancer dans le bois sans en sortir avec quelques accrocs à son pantalon. De nombreuses ronces parsemaient les chemins empêchant les fermiers de s’aventurer davantage. Ils décidèrent alors de faire demi-tour et de rentrer au village.

***

Quelque part ailleurs, dans le village, les femmes et les enfants s’inquiétaient de ne pas voir rentrer leurs maris pour le déjeuner. Etaient-ils toujours en vie ? Avaient-ils tué la bête ? Personne ne savait. Le fils d’Edward guettait à la fenêtre leur arrivée quand il s’écria :

 _ Les voilà, maman les voilà !! Ils arrivent.
_ Enfin, je m’inquiétais...
_ On dirait qu’ils ont capturer la bête maman.
_ C’est vrai ? Je l’espère. Nous pourrons enfin continuer à vivre sereinement.
_ Oui maman, ne t’inquiète pas. Papa et les autres sont forts, ils ont forcément réussi.
_ Oui mais tu as entendu ce qu’il a dit... Et puis tu as bien vu tous nos moutons !? !
_ Je sais maman, mais il faut avoir confiance en papa.
_ Oui mon chéri, j’ai confiance en lui.

Les fermiers marchaient en direction des maisons, d’un pas lent. Ils traînaient derrière eux un cadavre poussiéreux d’une immense bête noire, aux dents pointues et aux griffes acérées. On pouvait également voir, l’un des fermiers supporté par deux autres. Il semblait gravement blessé. Il fut emmené directement chez le médecin qui examina la blessure. La bête qui venait de ramener s’était attaquer à lui et l’avait mordu à l’épaule. Rob avait déjà perdu beaucoup de sang sur le chemin, et ses heures étaient comptées. Le médecin s’occupa immédiatement de penser la plaie et d’arrêter l’hémorragie. Tout le monde qui avait remarqué leur arrivée, s’empressa de sortir voir ce qui se passait. La femme du blessée, affolé se précipita au côté de son mari. Celui-ci transpirait à grosse goutte, il était fiévreux. Sa femme pris sa main et lui parla doucement. Les autres hommes se retirèrent alors pour les laisser seul. Peut-être était-ce là leur dernier moment ensemble...

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