Prologue.
Cette histoire se passe en l’an 1845. Il est 23h du soir. Il fait froid, nous sommes en plein mois de janvier et la neige tombe sur les toits de la petite ville de Uri dans le Kanto au Japon. Dans ce village, les habitants étaient heureux. Il faisait bon vivre dans ce petit village. Chaque hiver, les enfants se régalaient de pouvoir se rouler dans la poudreuse ou faire des batailles de boules de neige. A l’opposé, en été, il faisait chaud, mais pas trop, juste ce qu’il fallait pour être bien et se laisser aller, allonger dans l’herbe. Le printemps était sans doute, la saison préférée des villageois. Ni trop chaud, ni trop froid, et cette petite brise qui souffle de temps en temps qui vient rafraîchir les mollets. Uri n’était pas bien grand si l’on comptait ses habitants pourtant elle occupait une grand surface. En réalité, la majorité des gens étaient fermiers et possédaient un terrain dont ils s’occupaient pour nourrir le village. Ce petit village était bien organisé. Quelqu’un était chargé de produire du blé, et un autre du maïs. D’autres s’occupaient d’élever les cochons ou les vaches. Puis ils y avaient ceux qui s’occupaient de moudre le blé pour en faire de la farine, qui sera vendu au boulanger. Tout se passait bien, il n’y avait aucun conflit et tout le monde s’appréciait. Tous les soirs, après une dure journée de labeur, les hommes se retrouvaient au bar et discutaient de bière et des femmes. Tandis que les femmes, elles, se regroupaient chez l'une d'elles et se racontaient les derniers potins. Et tous les jours, c'était la même rengaine. Pourtant, ce soir-là, tout bascula. L'un des éleveurs de moutons se précipita dans le bar, complètement paniqué. Ayant du mal à respirer, il avait du mal à s'exprimer et bégayait un peu.
_
Hen... un monstre.. J’ai vu... un monstre dit-il.
_ Calme-toi mon ami, lui répondit le docteur. Respire un bon
coup, explique-nous ce qui se passe.
Respirant une grande bouffée d’air, il se calma enfin
et parvint à parler correctement.
_ J’ai vu un monstre. Mes moutons sont morts. Tous, il
n’en reste pas un seul. Ils sont tous morts. Si vous allez
voir mon pré, vous ne verrez qu’une marre de sang dans
lequel baignent mes moutons égorgés. Je suis fini.
Nous sommes tous finis...
_ Mais... Mais, as-tu bien vu ce monstre Edward ?
_ Oh! Oui, on aurait dit un chien enragé. Je l’ai
surpris en train de tuer mon dernier mouton. Il avait ses crocs
acérés plantés dans son cou. Et un filet de
sang s’écoulait sur sa laine blanche... Une
scène vraiment horrible je vous l’assure. Puis il
m’a vu, c’est alors qu’il s’est
enfui.
_ Par où ? Sortez vos fusils, nous allons partir à sa
recherche avant qu’il n’y ait d’autres
victimes.
_ Il est parti vers le nord, mais je pense que maintenant il est
trop tard... Il faudra attendre qu’il
revienne.
Après ces intenses émotions, chacun rentra chez lui. Le lendemain, tout le monde était au courant, les femmes et les enfants aussi. A partir de ce jour, plus personne ne sortait la nuit de crainte de tomber sur cette bête. Seuls quelques érudits occupaient encore le bar jusqu’à tard le soir, noyant leur inquiétude dans la bière.
ça vient peut-être du fait que mes deux zigotos de grands frères se sont toujours amusés à me glisser de grosses boules de neiges à l'intérieur de mon pull à col roulé... quelles années traumatisantes... heureusement maintenant on est trop grands pour aller jouer sur la colline enneigée pendant les sports d'hiver (l'aîné a quand même 22 ans^^)