Accueil Date de création : 08/08/07 / Dernière mise à jour : 26/02/08 20:34 / 16 articles publiés

Les Corbeaux Blancs (7) (Les Corbeaux Blancs) posté le mercredi 29 août 2007 00:09

7.

Le silence était tel que l’on pouvait entendre le bruissement des feuilles soulevées par la brise. Désastre la fixait droit dans les yeux sans ciller, avec cet air de défi empli de violence. Elle le dévisagea sévèrement avant de le gifler. Se maintenant la joue à cause de la douleur, il continua de la fixer. Quant soudain, le visage de Celes se radoucit…

_ Que … Qu… ? Non … Hors de ma vue ! Tuez-le !

Celes détournait le regard ne supportant plus celui de cet homme. Il lui ressemblait tellement … De vieux souvenirs remontaient à la surface la submergeant complètement, elle finit par s’effondrer au sol, des larmes coulant sur sa peau de porcelaine. Raven et Ben restèrent muet, il est vrai que c’était la première fois qu’ils voyaient Celes perdre le contrôle de ses émotions. A côté, on pouvait lire sur les lèvres de Désastre, un sourire, il avait entre temps pu se détacher des mains du jeune Ben qui le tenait fermement avant de voir Celes perdre ses moyens.
Il se pencha pour se rapprocher de Celes, c’est alors qu’il lui chuchota à l’oreille :

  _ Ma belle Celes, souviens-toi de ces moments avant sa trahison. Je ne suis pas comme lui, je ne te trahirai pas !
_ Tais-toi…
_ J’ai attendu ce moment depuis si longtemps…
_ Tais-toi donc ! Je ne veux plus t’entendre…
Celes suffoquait, la chaleur lui montait à la tête au souvenir de tendres moments passés avec …
_ Ma douce reine…
_ Mais vas-tu te taire ! Faîtes le taire par pitié…

Ben et Raven ne réagissaient pas sous le choc de la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Les larmes de Celes ne cessaient de perler sur son visage. Désastre approcha tendrement sa main afin de lui caresser la joue tout en séchant avec son pouce, une larme glissant lentement. Il baissa sa main afin d’atteindre son menton, puis le lui souleva afin de plonger son regard dans le sien. Et d’un geste lent, il approcha son visage et déposa un tendre baiser  sur ses lèvres mouillées. Celes ne bougea pas, perdue dans le regard de Désastre se remémorant de lointains souvenirs.  Elle ferma les yeux afin de mieux apprécier ce doux baiser qu’elle avait longtemps oublié. Elle remarqua qu’il avait ce même goût sucré, cette même tendresse … Celes était partagée, partagée entre l’envie de succomber à son charme et la méfiance qui était due à la traîtrise de son aïeul … Elle le dévisagea à nouveau et vu un faible sourire sur ses lèvres et lu dans ses yeux de la sincérité. Voyant qu’elle semblait aller mieux il se permit de dire :

_ Ca va mieux ?

_ Ou… Oui, dit-elle.


Il l’aida à se relever faisant bien attention à ne pas lui faire mal. Même si elle était d’une grande cruauté et savait tuer un homme avec une facilité déconcertante elle n’en restait pas moins une femme avec sa fragilité. Il l’a prit tendrement dans ses bras et ne dirent rien savourant ce délicieux instant, comme des retrouvailles. Quelques minutes passèrent puis elle se détacha.

_ Vous deux ! Vous allez restez là planter pendant longtemps ? Bougez-vous un peu !!

Ben et Raven n’avaient pas bouger depuis le début et regardaient interloqués sans mot dire ce qu’il se passait. Reprenant leurs esprits ils retournèrent l’air hagard s’entraîner. Mais après ce qu’ils venaient de voir, cela ne servit pas à grand-chose… Pendant ce temps, à côté le nouveau couple était rentré dans la maison. Alors que la porte venait tout juste de se refermer derrière eux, Ben et Raven s’interrompirent.

_ Tu en crois tes yeux ? Dit Ben.
_ Je t’avoue que là je ne comprends plus rien…
_ Je n’ai pas confiance en lui, il faudrait le surveiller de près.
_ Tu as raison … Je me demande ce qu’il lui veut.

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Les Corbeaux Blancs (8) (Les Corbeaux Blancs) posté le mardi 04 septembre 2007 01:45

8.
 
Les jours passèrent sans ombre. Raven continuait l’entraînement intensif de Ben qui ne cessait de progresser de jour en jour. Raven se battait désormais avec toute sa force, et Ben contrôlait sans problème les gestes de son adversaire. Avec surprise, Raven constata qu’il était même en mesure d’anticiper chacune de ses attaques sans difficulté.

 
_ Je pense que tu es prêt, dit Raven.
_ Humpf, pas trop tôt ! Je commençais à me lasser …
_ Ne sois pas si arrogant … Argh…
_ Tais-toi donc, faible, rétorqua Ben.

Ben venait de lui planter en plein cœur son sabre jusqu’alors vierge de sang. Celui-ci s’effondra au sol et dans un dernier souffle Raven pu décrocher un faible : « Pourquoi ? »

_ Après tant d’année passée sur cette Terre, tu n’es plus d’aucune utilité. De plus, tu n’es plus humain, tu étais potentiellement dangereux. Et pour finir …

Ben le toisa de toute sa hauteur, un rictus aux lèvres. La porte s’ouvrit soudainement et Désastre en sortit suivi de peu par Celes. Ben détourna la tête afin de mieux les regarder. Celes et Désastre restèrent stupéfait devant le corps de Raven. Ben regarda de nouveau son ancien maître et dans un murmure glacial déclara : «Et pour finir, j’aime pas les faibles. ».

Ils enterrèrent le mort dans la forêt à quelque pas de la maisonnette. Bien que la perte de son plus fidèle serviteur répercuterait sur sa force d’attaque, Celes ne n’en fut pas affectée pour autant, c'est ce qu'elle montrait en tout cas. Elle n’avait de cœur que pour un seul être, Désastre. Celui-ci contemplait la sépulture sans mot dire. Son regard alla du monticule de terre fraîchement retournée à Celes. Bien qu’elle ne le montrait pas, elle semblait troublée.

 _ Ca ne va pas ? Dit-il.
_ Hum… Si si, je me disais seulement que sans Raven tout sera différent.
_ Je suis là, ne t’inquiète pas je saurais te défendre.
_ Oh ce n’est pas ça qui m’inquiète.
_ Quoi donc alors ?
_ Il y a 200 ans quand j’ai pris le pouvoir, des armées de guerriers se sont ralliés à moi… Mais je dirais plutôt qu’ils se sont ralliés à Raven. Il faut savoir que Raven n’a jamais été réellement lui-même. Tout comme Ben ici même, je l’ai recueilli dès son plus jeune âge et l’ai forgé comme l’on forgerait une arme. Il était orphelin le jour où je l’ai pris sous mon aile…

Ben écoutait silencieusement ce récit qui l’intriguait. « Tout comme Ben ici même, je l’ai recueilli dès son plus jeune âge … » Ces mots résonnaient désormais dans son esprit. Ainsi donc, Celes n’était pas sa mère ?

 _ Enfin de compte, je crois bien que je m’étais attaché à Raven… Il a toujours été dévoué corps et âme sans la crainte de mourir alors que de nombreuses fois il était en danger. C’est aussi grâce à lui que je suis là à nouveau. Car comme tu le sais, ton ancêtre… Mon premier amour m’ayant trahi, j’ai disparu dans les ténèbres, mon âme errant dans le noir pendant près de 150 ans. A l’époque, je ne ressemblais pas à ça non plus. Je n’ai plus trop de souvenirs de cette époque malheureusement. Peut-être n’est ce pas plus mal d’ailleurs.

Désastre écoutait impassible, et Ben se répétait sans cesse ces mots qui le hantait : « forger comme une arme ».

« Recueilli dès son plus jeune âge », « forger comme une arme », « recueilli dès son plus âge », « forger comme une arme » … Ces mots ne cessaient de tournoyer dans son esprit. « Recueilli dès son plus jeune âge », « forger comme une arme », « recueilli dès son plus âge », « forger comme une arme » … Il n’entendait plus le récit que racontait Celes, ses yeux se voilèrent, son esprit se brouilla, et tout devint noir…

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Les Corbeaux Blancs (9) (Les Corbeaux Blancs) posté le jeudi 07 février 2008 22:32

9.
L'idée d'avoir été manipulé depuis sa tendre enfance le dégoûta profondément, pire encore le répugna totalement. La rage monta en lui comme la lave d'un volcan en éruption. Tout se passa très vite ... La lame de Ben ne fit qu'un tour et décapita net les deux amants... Ben prenait sa revanche. Aussitôt, il regretta son geste. Il aurait finalement préféré poser des questions. Savoir qui était sa famille avant tout, et puis il aurait aimé les torturer avant de les tuer, qu'il souffre comme son âme souffre maintenant
Il parti les laissant là gisant sur le sol, pensant qu'un animal passerait sûrement par-là en quête de nourriture.

***

Depuis la disparition de Ben, le village d'Uri avait repris un rythme normal. La mère de Ben avait même mis au monde deux nouveaux enfants, d'abord une fille appelée Léana qui avait désormais 11 ans, et un petit garçon Nobu âgé de 8 ans.
Ils étaient en train de jouer dans les champs quand Ben arriva au village.
L'arrivée de cet inconnu fit tourner les têtes, et le tumulte habituel diminua. Il était rare qu'un étranger s'aventure jusqu'ici, dans ce village reculé de la campagne nippone.
Ben avança sous l'oeil curieux des villageois. Une femme tout proche, accoudée au puit laissa glisser la corde entre ses mains qui retenait le seau rempli d'eau.
Le jeune homme pas très grand pour son âge faisait plutôt enfantin malgré sa musculature inhabituelle. Après avoir errer quelques jours dans la forêt afin de se nourrir, ses vêtements étaient particulièrement abîmés, déchirés en plusieurs points.

_ Nobu !! Où es-tu encore allé pour revenir dans...

La femme ne termina pas sa phrase en voyant Ben de plus près. Elle resta figée, là, le regardant intensément. Soudain elle fondit en larme et courra vers lui, elle le prit dans ses bras sans qu'il ne puisse faire quoi que ce soit. Il fut si surpris qu'il ne vit rien venir.

_ Ben... Oh mon fils ! Cela fait ... si longtemps, trop longtemps... Voilà maintenant 16 ans que ses monstres t'avaient enlevé à moi. Et te revoilà ! Je suis si heureuse de te revoir.
_ Excusez-moi madame... Vous connaissez mon nom... Vous êtes... ma mère ?
_ Mais bien sur que je suis ta mère ! Comment est ce que je saurai ton prénom sinon ? Oh je t'ai tout de suite reconnu, tu es le portrait de ton père, tout comme ton frère. Oh c'est si bon de te revoir. Nous te... croyions mort depuis le temps... Je sais c'est ... mais depuis 16 ans tu comprends...
_ Je suis désolé madame...
_ On non appelle-moi maman voyons...
_ Je suis désolé ma...dame je ne vous connais pas...
_ Pas de ça avec ta mère ! Tu es mon fils que tu le veuilles ou non. Et va falloir t'y faire.
_ Encore une fois je suis désolé, je ne peux rester ici. Ma vie est ailleurs... Je n'ai pas été élevé de cette façon. Je suis fais pour me battre non pour ... cultiver je ne sais quoi.
_ Non tu ne peux pas partir déjà, alors que je viens tout juste de te retrouver ! Tu ne peux pas nous faire ça ... Songe à ta famille, ta pauvre mère qui s'est fait tant de souci, tu n'avais qu'un an quand tu m'a été enlevé !! Tu as même une soeur et un frère maintenant, tu ne veux donc pas les connaître ?
_  ...
_ Oh suis-je bête ... Je parle, je parle mais je ne sais rien de ce qui t'es arrivé. Parle mon garçon, raconte-moi ce qui s'est passé.
_ ...
_ Que se passe-t-il mon fils ? Tu sembles bien grave tout à coup ?
_ Quelle déception...
_ Comment ?
_ Tu parles trop...
D'un geste vif, il lui planta son katana en plein coeur et la regarda froidement, tomber à ses pieds sous l'oeil horrifié des villageois.
_ Avant que tu ne poses la question. Je n'aime pas les faibles.
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Les Corbeaux Blancs (10) (Les Corbeaux Blancs) posté le dimanche 17 février 2008 23:50

Epilogue.

Des cris retentirent de toute part, les femmes se ruant dans leur maison appelant à s'en déchirer la mâchoire leurs enfants jouant dehors. Quelques téméraires sortirent discrètement leurs armes et tentèrent de le fusiller. Mais aucune balle n'atteint Ben qui les esquiva toute avec son sabre.

Il regarda autour de lui, on pouvait lire dans ses yeux une fureur démoniaque. Deux jeunes enfants, terrifiés, le regardaient de loin. Il sut immédiatement qui ils étaient. Son frère, qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, et sa sœur… Il les observa longuement. Il pouvait voir des larmes coulant de leurs yeux, ils pleuraient leur mère morte devant eux. Ben ressenti quelque chose au plus profond de lui-même. Sa gorge se noua, sa respiration s’intensifia. Et sans qu’il s’en rende compte, des larmes perlaient sur son visage. Désoeuvré, il lâcha son arme qui tomba par terre dans une nuée de poussière. Désemparé, ses jambes se dérobèrent sous son poids, ses genoux se plièrent et vinrent cogner le sol. Il regardait le ciel, les larmes mêlées de crasse continuant de couler sur son visage encore juvénile.

Les villageois qui regardaient la scène ne comprenaient pas ce qui se passait et restèrent passif à la vue du jeune homme en pleurs.

Alors que certains hommes tentèrent de s’approcher, la meute de loup répondant habituellement à Celes, vinrent se poster entre eux et Ben, le protégeant.

Ben n’entendait plus rien, ne voyait plus rien, ne ressentait plus rien. Seul le regard de ses enfants qui venait de perdre leur mère, tout comme lui, emplissait son esprit.

Soudain, la jeune Léana se mit à crier, Willy était au prise d’un loup, sa jambe coincée entre ses crocs. Ce cri strident réveilla Ben, et le fit sortit de sa torpeur.

Il regarda à nouveau autour de lui. John tentait d’aider Willy. Il parvint à faire lâcher prise au loup qui grognait sauvagement. Willy ne sut quoi lui dire, mais on lisait dans ses yeux de la reconnaissance. Il semblerait qu’il se soit enfin réconcilier…

Ben avait regardé les deux hommes sans réagir.

Pris d’une envie folle, Ben s’empara de son katana et assena une multitude de coup plus violent les uns que les autres aux loups encore présent. Ils tombèrent les uns après les autres. Et quand il n’en resta plus un seul, Ben mis fin à ses jours.

Dans un dernier souffle, il regarda le ciel. Se demandant ce qu’il l’intriguait, les villageois en firent autant. Avec stupéfaction, tous virent alors… Un corbeau blanc.

 

                                                                              Fin 

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Projet !! (BlaBla HS) posté le mercredi 20 février 2008 20:01

Vous savez quoi ? J'ai un projet ! J'en ai même deux en réalité. Mais un seul (quoi que ?) peut éventuellement vous intéresser.

Et je vais vous en parler ici-même !

Alors *roulement de tambour*  ... J'ai envi de me lancer dans une histoire Sims. Mais je sais également que c'est long, contraignant (en tout cas ça à l'air de l'être) et je ne sais pas encore si ça vaut le coup de me lancer là-dedans.

Alors, je souhaiterai avoir l'avis de personnes (si bien tenté qu'il y en est qui lise ceci...) concernant ce projet !  Aussi bien des personnes qui en écrivent déjà, qu'ils me disent les avantages/inconvénients de ce genre d'histoire, des personnes ayant voulu se lancer dedans mais ayant abandonner, j'aimerai savoir pourquoi, ou des lecteurs qui seraient intéressés. J'accepte également les conseils afin de mener à bien ce projet s'il venait se concrétiser.

Je vous remercie par avance de vos réponses (en espérant qu'il y en aura au moins quelques une, histoire que j'fasse pas trop un flop...)

Bonne journée !! 

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